Association EcritureS Onex 36
Tout cela semblait si clair en soi.
Toi et moi en liesse, je crois.
Appétits siamois,
Dans le silence de cette nuit sans voix,
Grâce aux deux cafés viennois,
Qui n’en était pas un ma foi.
Langues à l’unisson, joie !
Deux corps tordus par le désir maladroit,
Dans les vapeurs d’une ivresse qui foudroie.
Un pied qui veut se détendre à cet endroit,
Un mollet qui se tend pas très bourgeois.
Une jambe qui croît : le désir est roi...
Et toi qui eus peur d’un envoi.
Que le toit s’en aille et ploie.
Que serait-il resté de cette paroi ?
Moi qui me rassois dans le sous-bois.
Toi qui aboies sans le toit.
Dans le camping-car pantois.
Et toi avec moi sans lui, le toit ?
Lui, le toit s’il était parti…de surcroît.
L’avant-toit serait devenu un après toit,
Au noir sans emploi.
A côté de la plaque, contre poids :
Mais je ne pense qu’à moi…
Et toi, d’après toi ?
Rassure-moi ! Rassure-toi !
Je n’aurais pas pu soulever ton toit ?
Même si toi, tu n’avais rien dit à moi !
J’ai une assurance qui « meurt aux doigts »
Au pied levé m’enlève un poids.
Ainsi donc lorsque je festoie avec toi,
Sur territoire vaudois,
Me serait plaquée contre toi,
Oubliant un instant le vrai toit.
Car contre toi, sans toit ou avec toit,
Je souhaite que tu me restes «très happy», toi.
Pour générer des histoires de bon aloi.
Casse-noix.
Tout ça à cause d’une partie de jambe en l’air
Avec toi, mon Robin des Bois.
Nicole LACHAT