Un crocodile dans la Seymaz! 2/3

Publié le par SJAC

La seconde partie de l'histoire d'Urban Fox; la fin demain.


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Lundi après-midi, au cycle

"Hé, Sébastien", Armand héla son ami de classe, "Devine quoi! Il y a un crocodile dans la Seymaz!"

L’effet fut immédiat et hautement gratifiant: Armand fut vite entouré d’élèves qui l’encourageaient, "Raconte!"

 


… et à l’école des petits

Charlotte demanda à sa maîtresse, "Est-ce que tu crois aux crocodiles?"

"Oui, bien sûr, les crocodiles existent… pourquoi demandes-tu ça?"

"Papa dit que Monsieur Jacob en a vu un dans la Seymaz ce matin!"

A la recréation, Madame Chappuis en fit part à la directrice de l’école qui aussitôt interdit aux enfants de jouer près de la Seymaz.

 

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Mardi matin

Soudain, dans les Trois Chêne, tous les chiens étaient tenus en laisse. Ceux qui le pouvaient gardaient leurs chats à l’intérieur et plus personne ne s’approchait des rives du ruisseau. Les enfants couraient à l’école, faisant un détour pour éviter cette zone devenue tout d’un coup sinistre.

 



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Mercredi matin

Un reporteur du GHI, appareil photo au cou, était vu longeant les berges de la Seymaz dans le Vieux Chêne, et tenant un grand bâton à la main.

 

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Jeudi matin

Quelqu’un a pensé à téléphoner à la Police.

Jérôme Lagarde n’était pas content – mais pas du tout. Finalement il avait cessé de pleuvoir et lui, il devait rester là pour répondre au téléphone. Il avait assez des voisins qui se disputaient à cause du bruit et des locataires qui téléphonaient parce que quelqu’un s’était garé à leur place dans la cour de leur immeuble.

Le téléphone sonna.

"J’écoute . . . un QUOI?! Qui l’a vu?"

"Tout le monde, Monsieur – depuis lundi!"

"Et c’est seulement MAINTENANT que vous me le dites?"

Avec un "clic" l’interlocuteur raccrochait avant que Jérôme ait le temps de lui demander son identité. Jérôme se leva et se dirigea vers le bureau de son chef.

"En voila une bonne pour le Service des Gardes-Faune, Chef!" et en quelques mots il expliqua le cas.

Le téléphone sonna à nouveau. Cette fois, Jérôme se jeta dessus, seulement pour être déçu.

"Le chien de votre voisin hurle chaque fois que vous chantez, dites-vous? Bien, voici ce qu’il faut faire …"

 

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Vendredi matin

Sur le pont de la Route de Malagnou, surplombant la Seymaz, il y avait foule. Les collégiens allaient être en retard à leurs cours ce matin mais il y avait quelque-chose de bien plus stimulant qui se passait en bas. Une camionnette de la Garde Faune déversait des hommes munis de filets et de bâtons attrape-chiens. Evidemment, avec la fête foraine qui se tenait sur le pont, tous leurs efforts furent vains et ils rentrèrent bredouilles.

 




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English version




Monday afternoon at High School…

“Hey! Sébastien!” Armand called to his classmate, “Guess what! There’s a crocodile in the Seymaz!”

The effect of this pronouncement was immediate and highly gratifying. Armand was rapidly surrounded by a group of schoolboys egging him on: “Go on!  Tell!”

 

… and  at Junior School

Charlotte asked her teacher, “Do you believe in crocodiles?”

“Yes, of course crocodiles exist – but why do you ask?”

“Daddy says that Mr. Jacob saw one in the Seymaz this morning” replied the little girl.

At break, Mrs. Chappuis told the headmistress who immediately put up notices forbidding any child to play by the stream.

 

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Tuesday Morning

All over Chêne-Bourg, dogs were suddenly walking on leads.  Those who could, kept their cats indoors too and nobody ventured near the Seymaz.  The children ran quickly to school, going the long way round in order to avoid a zone which had suddenly become sinister.

 

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Wednesday Morning

A reporter from a popular Geneva newspaper could be perceived walking by the Seymaz in Old Chêne-Bourg.  He had a camera slung around his neck and carried a stout stick in his hand.

 

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Thursday Morning

Somebody bethought himself of phoning the Police.

Jérôme Lagarde was not happy – no, not one bit.  Now that it had at last stopped raining, he had been told to stay indoors and answer the phone.  He was fed up with neighbours having rows over the noise of their CD player, or tenants complaining that somebody had pinched their parking space.

The phone rang.

“Yes … a WHAT ?!  Who saw it?”

“Everybody, Officer – since Monday!”

“And it’s only NOW that you tell me?”

With a “click” the caller hung up before Jérôme had time to ask for his name.

 

He got up and walked along the corridor to his Chief’s office.

“Here’s a good one for the Animal Control Service, Chief!” he said and, in a few words, explained what was happening.

 

The phone rang again and, this time, Jérôme plunged to pick it up, only to be disappointed.

“Your neighbour’s dog howls every time you sing, you say … well, here’s what you should do…”

 

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Friday Morning

On the Malagnou Bridge, which spans the Seymaz, there was a crowd of young people.  They would be late for their lessons this morning but there was something much better going on under the bridge.  A van belonging to the Animal Control Service disgorged men in protective clothing, carrying nets and dog-catching poles.  Of course, with the noise coming from the bridge above them, all their efforts were in vain and they returned empty to their headquarters.

 




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Pour connaître la fin, retrouvez-nous demain!
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Publié dans histoires de URBAN FOX

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